Bonheur au travail : quelles sont les attentes des salariés français ?

Dans un monde en mutation constante, il est toujours intéressant de recueillir l’avis des salariés français au sujet du rôle de l’entreprise et de leur bonheur au travail. C’est en tout cas ce que les sociétés Philonomist et l’IFOP se sont engagées à faire à travers une enquête menée auprès de 970 salariés des secteurs privé et public, âgés de 18 ans et plus. Revenons ensemble sur les résultats obtenus.

Une entreprise doit-elle nous rendre heureux au travail ?

Le bonheur au travail, voilà une thématique qui ne cesse d’être l’objet d’études, d’enquêtes et de baromètres tous plus intéressants les uns que les autres. Pour 82% des salariés interrogées dans le cadre de cette dernière enquête de l’IFOP, l’entreprise est responsable de leur bonheur au travail, tandis qu’ils ne sont que 5% à ne pas être d’accord du tout.

Une question somme toute assez banale, à laquelle la réponse évidente serait OUI. Pourtant, nous prenons un risque considérable en apportant trop d’importance à notre entreprise et à notre emploi. Plus nos attentes sont nombreuses, plus nous prenons le risque d’être déçus. Si, par malheur, la société qui nous emploie ne nous permet pas d’atteindre un épanouissement professionnel, alors nous aurons tendance à considérer que c’est elle le problème. Il est alors plus raisonnable de ne pas surestimer l’impact d’une entreprise sur son bonheur au travail. Prenons un peu de recul et mesurons les raisons pour lesquelles nous nous levons chaque matin avec l’envie de réaliser les missions confiées.

Top 7 motivations des salariés pour être heureux au travail

Selon l’enquête réalisée par l’IFOP et Philonomist, média indépendant en ligne dédié aux enjeux qui bouleversent l’entreprise et l’économie, les salariés français sont avant tout motivés par la rémunération (60%), puis par la satisfaction du travail bien fait (37%) et la reconnaissance de la valeur du travail réalisé (30%).

Ensuite, la convivialité et la qualité des relations avec les collègues occupent la 4ème place du classement avec un score de 29%. 13% des personnes interrogées estiment que pour être heureux au travail, il faut prendre du plaisir à apprendre et avoir un véritable impact sur la société. Tout cela contribue activement à leur bonheur au travail.

Enfin, la culture et le projet de l’entreprise sont un facteur de motivation pour seulement 6% des salariés.

Le métier de responsable du bonheur au travail

Oui oui, vous avez bien lu le titre de ce paragraphe. Il existe bel et bien un métier de responsable du bonheur au travail, connu également sous les termes anglais “Chief Happiness Officer (CHO)” (c’est toujours plus classe en langue étrangère).

Venue tout droit des start up nord-américaines, cette nouvelle profession s’est un peu développée dans les pays européens. En 2018, on comptait une centaine de “responsable du bonheur au travail”, même si aucun diplôme ni aucune formation n’existe pour le devenir. Aujourd’hui on en compte des milliers !

Le CHO est salarié de l’entreprise pour laquelle il travaille. Parmi ses missions, on retrouve la mise en place d’une communication interne transparente, la création de lien avec les salariés, l’accompagnement aux changements importants ou encore l’intervention en cas de conflit interne.

Le saviez-vous ?

Un fait amusant sur l'intérim est que le terme lui-même vient du latin "interim", qui signifie "pendant ce temps". L'idée derrière l'intérim est donc de fournir une solution temporaire pendant que l'on cherche quelque chose de plus permanent. Cela reflète la nature flexible et adaptable du travail intérimaire, qui peut être une option idéale pour ceux qui cherchent des opportunités professionnelles ponctuelles ou temporaires.

Les salariés français sont frustrés et attendent beaucoup de leur entreprise

En 2016, une précédente étude réalisée par Steelcase auprès de 17 pays à l’économie puissante révélait que les Français étaient les plus malheureux au travail. Quatre ans plus tard, où en est-on réellement ? Les choses ont-elles évolué positivement ? A en croire l’enquête IFOP-Philonomist, rien n’est certain.

En effet, 49 % des employés interrogés sont amenés à agir contre leurs valeurs et 46 % considèrent qu’ils sont parfois infantilisés par leur hiérarchie. Ce sentiment de frustration nuit alors à la sensation de bonheur au travail, pourtant recherchée par tout un chacun. Pourtant, 82% des salariés estiment que leur entreprise est responsable de leur bien-être. Pour y parvenir, 77% voudraient que leur entreprise fonctionne comme une démocratie et 58% estiment qu’ils sont liés à leur entreprise au-delà du contrat de travail qui les lie. A cela s’ajoute l’équilibre entre rémunération et épanouissement professionnel ; 37% des salariés se disent prêts à être moins bien payés si leurs missions ont du sens (27% sont totalement contre).

Enfin, une réelle peur concerne 29% des salariés, celle d’être remplacés par une intelligence artificielle dans les années à venir. Les entreprises jouent un rôle social important qui vise à rassurer leur personnel face aux nombreuses mutations du monde du travail.

Les raisons d’être d’une entreprise selon les salariés français

Les objectifs d’une entreprise, en dehors de rendre les salariés heureux au travail, sont nombreux selon l’enquête réalisée. Pour 35% des répondants, une société a pour objectif de servir ses clients. 34% considèrent qu’elle doit avant tout faire du profit, 13% créer des emplois, 12% rendre le monde meilleur et seulement 6% ont cité l’innovation comme raison d’être d’une entreprise.

Recrutez avec LIP
Retour en haut