En quoi consiste le phénomène de procrastination ?

Pour être honnête avec vous, nous avions prévu la rédaction de cet article il y a déjà quelques semaines mais la procrastination a eu raison de nous. Et puis, finalement, il n’y a pas vraiment de moment pour parler de cette tendance qui nous concerne tous.

D’où vient le concept de procrastination ?

Avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit zoom sur l’origine latine du mot “procrastination” s’impose. La syllabe “pro” signifie “en avant” et crastinus signifie “du lendemain”. Est-il nécessaire d’en dire plus ?

Il s’agit de la “tendance pathologique à différer au lendemain” une mission, une action ou encore un projet. Nous le faisons très régulièrement au travail mais également dans notre vite personnelle, sans en avoir réellement conscience. En règle générale, on procrastine lorsqu’on doit s’atteler à une tâche jugée non prioritaire et sans valeur ajoutée. Si la procrastination peut être perçue comme une incapacité à gérer son emploi du temps, elle s’avère parfois essentielle pour réussir des missions complexes.

Une journée mondiale dédiée à la procrastination

Chaque année depuis 2010, le 25 mars est LA journée dédiée à la procrastination. Elle a été instaurée par David D’Equainville, fondateur des éditions Anabet et auteur du Manifeste pour une journée reconductible – Introduction à la procrastination. Il est convaincu que la procrastination permet d’être plus efficace au travail et dans sa vie privée. A travers cette journée, David D’Equainville veut prôner une procrastination positive… et c’est une très bonne idée !

Près d’un Français sur deux procrastine au moins une heure par jour

En 2018, le cabinet OpinionWay a réalisé un sondage pour le site Jechange.fr auprès de 1 013 personnes sur leurs tendances à procrastiner ou non. En France, 49% des sondés procrastinent a minima une heure par jour sur leur lieu de travail. Ils sont même 22% à avouer procrastiner plus de deux heures par jour. Enfin, 18% des femmes et des hommes interrogés estiment ne pas procrastiner du tout (est-ce vraiment possible ?).

Quant aux tâches les plus repoussées au lendemain, le tri et le rangement occupent la première position. Le ménage et les petits travaux de bricolage arrivent en deuxième place, suivis par les activités sportives, les courses ou encore la cuisine. Plus étonnant encore, la réservation des vacances est souvent repoussée jusqu’au dernier moment. Cela s’explique par l’arrivée des nouvelles technologies, et plus particulièrement des médias sociaux. Ils nous distraient et nous poussent davantage à procrastiner tout au long de la journée. Concernant les raisons qui poussent les Français à procrastiner, 64% le font pour effectuer leur mission dans de meilleures conditions, 46% pour réduire leur stress, et 42% pour être plus heureux.

En revanche, dans 75% des cas de procrastination professionnelle, cela coûte de l’argent à l’employeur. D’après Gaël Duval, fondateur et PDF de JeChange.fr, “les Français ont un rapport paradoxal à la procrastination : ils retardent leur tâche pour réduire leur stress, mais en même temps, ils savent que ça va finir par les pénaliser puisque 69% sont conscients que ça va leur coûter cher”. Enfin, dans la réalité, les personnes qui procrastinent doivent agir dans l’urgence (64%), arrivent en retard à un rendez-vous ou ne peuvent se rendre à un événement programmé (40%). 22% des répondants ont d’ailleurs avoué devoir payer des pénalités de retard en raison de leur tendance à procrastiner (impôts, factures…).

Procrastination de situation et procrastination pathologique

D’après les experts de la procrastination (oui oui, ils existent !), pour 80% des adeptes, cette tendance est passagère et non symptomatique. Dans ce cas, les psychologues parlent de « procrastination de situation ». C’est parce que nous sommes confrontés à une tâche particulièrement pénible, difficile ou sans grand intérêt que nous la repoussons consciemment. Les 20% restants sont ce que l’on appelle des « procrastinateurs chroniques ». Systématiquement, ils repoussent les missions qui s’avèrent complexes, générant ainsi des situations compliquées au travail ou dans la vie personnelle.

Notre conseil : face à un obstacle, faites une pause ! Il est contreproductif de rester bloquer sur une tâche. Passez à une mission plus simple à réaliser et revenez à vos moutons plus tard. Vous aurez de nouvelles idées et vous serez plus détendu. Parfois, procrastiner est un bon moyen de surmonter les difficultés rencontrées !

Le saviez-vous ?

Un fait amusant sur l'intérim est que le terme lui-même vient du latin "interim", qui signifie "pendant ce temps". L'idée derrière l'intérim est donc de fournir une solution temporaire pendant que l'on cherche quelque chose de plus permanent. Cela reflète la nature flexible et adaptable du travail intérimaire, qui peut être une option idéale pour ceux qui cherchent des opportunités professionnelles ponctuelles ou temporaires.

Comment rechercher un emploi sans procrastiner ?

Quand un salarié est déjà en poste, mais qu’il réfléchit à la possibilité de changer d’entreprise, il doit entreprendre des démarches. Ces dernières peuvent très vite décourager les plus sensibles au phénomène de procrastination. Pourtant, la recherche d’un emploi ne doit pas être remise au lendemain ! Plus vous laissez passer le temps, plus vous prenez le risque de passer à côté d’opportunités professionnelles faites pour vous. Alors si vous souhaitez changer d’emploi, prenez votre courage à deux mains et lancez-vous sans plus attendre dans vos recherches ! Pour faciliter votre démarche, nous mettons à votre disposition des conseils pour rédiger un CV ou une lettre de motivation efficaces et percutants. Vous êtes prêt à partir à l’aventure ? Plus de 2 000 offres sont à pourvoir sur notre site emploi et vous pouvez y postuler en quelques secondes seulement !

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