Crise du Covid-19 : quels impacts sur le marché du travail ?

Depuis le début du confinement, la Direction de l’Animation de la recherche, des Études et des Statistiques (DARES), en collaboration avec la Délégation Générale à l’emploi et à la formation (DGEFP) et Pôle emploi, publie chaque semaine un suivi d’indicateurs donnant une vision globale de la situation sur le marché du travail en France. Lip Safari vous explique tout !

Quels sont les recrutements en cours sur le marché du travail en France ?

Tous les secteurs d’activité ont été touchés par les mesures de confinement liées à la crise du Covid-19. Suite au déconfinement qui a eu lieu le lundi 11 mai, les entreprises ont de nouveau fait part de leurs besoins de recrutements aux agences d’emploi du Groupe LIP. Près de 1 000 offres en CDI, CDD et intérim sont à pourvoir dès maintenant sur votre jobboard préféré LIP SAFARI !

Les secteurs d’activité qui ont recruté même pendant le confinement

Malgré les mesures de confinement, certains secteurs n’ont pas eu d’autres choix que de continuer à dynamiser le marché du travail. C’est le cas notamment des établissements de santé publics et privés. Encore aujourd’hui, ils recherchent des aides-soignants, auxiliaires de puériculture, médecins ou encore infirmiers en CDI, CDD et intérim. Quant au secteur de l’industrie, les chaudronniers, soudeurs et tuyauteurs ont été particulièrement sollicités pendant le confinement car les centrales nucléaire, thermiques et les usines pharmaceutiques ne se sont jamais arrêtées de tourner. Enfin, les professionnels du transport et de la logistique ont dû répondre à un pic d’activité sans précédent au cours du confinement. En effet, les Français ont multiplié les achats sur le web, obligeant les plateformes logistiques à recruter des préparateurs de commandes, des caristes, des manutentionnaires ainsi que des chauffeurs PL/SPL.

De nombreux postes à pourvoir pour tous les professionnels

Dans le secteur du BTP, les emplois en second oeuvre et gros oeuvre sont nombreux ; la reprise des chantiers entraîne inévitablement le besoin de main d’oeuvre qualifiée pour rattraper autant que possible le retard accumulé ces derniers mois. Charpentier, bardeur, couvreur, maçon, menuisier, plombier et électricien sont particulièrement recherchés. Dans le secteur des travaux publics, les canalisateurs et conducteurs d’engin sont aussi très sollicités par les entreprises. Du côté du secteur tertiaire, les postes de comptable, assistant commercial ou encore assistant administratif sont nombreux.

Vous souhaitez retourner sur le marché du travail ? Plus de 1 000 offres d’emploi sont à pourvoir en dans toute la France sur votre jobboard préféré LIP SAFARI. N’attendez plus pour les découvrir et pour postuler ! Parmi nos nombreuses opportunités, trouvez celle qui correspond à vos critères de recherche. Il est temps de reprendre votre vie professionnelle en main, et pour y parvenir, faites confiance aux professionnels de l’emploi du Groupe LIP !

Le marché du travail en France sauvé par le chômage partiel ?

Afin de limiter les conséquences d’une baisse d’activité sur le marché du travail, le Gouvernement a redéfini le dispositif d’activité partielle aussi appelé chômage partiel.

En quoi consiste le dispositif d’activité partielle en France ?

Face à la crise sanitaire du Covid-19, de nombreuses entreprises ont subi des difficultés et ont été contraintes de mettre au chômage partiel tout ou partie de leur effectif. C’est donc tout le marché du travail qui a été impacté depuis le début de l’épidémie en mars 2020. Depuis plusieurs années, le dispositif d’activité partielle s’adresse à tous les salariés qui subissent une baisse de rémunération imputable soit à une réduction des horaires de travail en deçà de la durée légale, soit à une fermeture temporaire de tout ou partie de son entreprise.

Cet outil est cofinancé par l’Etat et l’Unedic et permet aux dirigeants d’entreprise en difficulté de percevoir le remboursement des rémunérations versées aux salariés en activité partielle. Pour en bénéficier, les employeurs doivent effectuer une demande en ligne sur le site du Gouvernement.

Le coût du chômage partiel pour les employeurs

Depuis la pandémie du Covid-19, l’allocation versée n’est plus forfaitaire mais proportionnelle à la rémunération des salariés placés au chômage partiel. Pour les salariés dont le salaire est inférieur à 4,5 SMIC brut, l’employeur est intégralement remboursé par l’Etat. Au delà de cette somme, les salaires sont remboursés à hauteur de 70% de sa rémunération brute, soit environ 84% du salaire net, quel que soit l’effectif de l’entreprise. Si, par exemple, un salarié perçoit habituellement un salaire de 2 000 euros brut et qu’il est en activité partielle pendant un mois, son employeur lui versera la somme de 1 400 euros (2 000 euros x 0,7%).

Le saviez-vous ?

Un fait amusant sur l'intérim est que le terme lui-même vient du latin "interim", qui signifie "pendant ce temps". L'idée derrière l'intérim est donc de fournir une solution temporaire pendant que l'on cherche quelque chose de plus permanent. Cela reflète la nature flexible et adaptable du travail intérimaire, qui peut être une option idéale pour ceux qui cherchent des opportunités professionnelles ponctuelles ou temporaires.

Inégalités des entreprises face aux demandes d’activité partielle

A la date du 4 mai 2020, 12 100 000 salariés sur le marché du travail sont concernés par le dispositif de chômage partiel, ce qui représente 5,2 milliards d’heures chômées demandées et 1 246 000 demandes d’autorisation préalable d’activité partielle déposées. Les salariés travaillant dans des entreprises de moins de 50 salariés représentent 47% des demandes depuis le 1er mars, contre 33% pour les structures de plus de 250 salariés. Ces chiffres montrent que les établissements dont la trésorerie est plus importante ont fait moins de demandes.

Les demandes de chômage partiel par secteurs d’activité et par région

Toutes les régions françaises et tous les secteurs d’activité du marché du travail n’ont pas été touchés de la même façon par les mesures de confinement. Depuis le 1er mars, 50% des demandes concernent les entreprise des activités spécialisées, scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien (20%), les établissement commerciaux (16%) et les sociétés de la construction (11%). Ces trois secteurs représentent à eux seuls 48% des effectifs concernés par le chômage partiel. D’autres secteurs comme la banque, l’énergie ou encore les métiers de l’information et la communication ont quant à eux été nettement moins impactés.

Les dossiers déposés ont été plus nombreux en région d’Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes, soit 34% depuis le 1er mars, contre 14% en région Nord-Est (Hautes-de-France et Grand-Est) et 27% dans le Sud (Nouvelle Aquitaine, Occitanie et Provence-ALpes-Côte d’Azur).

Des suppressions de postes évités grâce au plan de sauvegarde pour le marché du travail

Face aux conséquences du confinement sur le marché du travail, de nombreuses suppressions de postes ont été envisagées par les entreprises en difficultés. Les entreprises d’au moins 50 salariés qui procèdent au licenciement pour motif économique d’au moins 10 salariés sur 30 jours doivent élaborer un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) et le communiquer à la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte). Le PSE est un ensemble de mesures destinées à limiter le nombre des licenciements. Grâce à ce dernier, le nombre de suppressions d’emploi prévues entre mars et fin avril 2020 aurait été divisé par 9.

Moins de demandes d’activité partielle que prévu

Au 4 mai 2020, 843 000 demandes d’indemnisation qui surviennent après les demandes de chômage partiel ont été déposées au titre des heures d’activité partielle effectivement chômées en mars 2020. Cela représente 91 000 demandes de plus en une semaine seulement, dont 97% ont déjà été validées ou payées. Selon la Dares, 10,7 millions de salariés “étaient susceptibles d’être placés en activité partielle au mois de mars sur la base des périodes prévisionnelles d’activité partielle demandées par les entreprises au 4 mai”, mais seuls 41 % des salariés l’ont réellement été.

Inscriptions hebdomadaires à Pôle emploi et déblocages de compte personnel de formation

Tout au long du confinement, Pôle Emploi a transmis ses chiffres concernant les nouvelles demandes d’inscription des demandeurs d’emploi. Du côté des organismes de formation, le nombre d’inscriptions a connu une importante progression.

Une légère baisse des demandes d’inscriptions à Pôle Emploi constatée

Si les entreprises n’ont pas hésité à faire appel au dispositif de chômage partiel, à l’inverse les demandes d’inscription auprès de Pôle Emploi ont baissé par rapport à l’année dernière à cette même période. Entre le 19 et le 25 avril 2020, l’établissement chargé de l’emploi en France a enregistré 66 000 nouvelles demandes d’inscription soit -12,5% par rapport à la même semaine en 2019. Depuis un mois, ce nombre est légèrement en baisse en raison de la reprise du marché du travail.

Des demandes de formation plus nombreuses pendant le confinement

Le nombre d’inscriptions en formation a lui aussi progressé puisqu’au cours de la semaine du 27 avril au 3 mai 2020, 5 900 demandeurs d’emploi ont mobilisé leur compte personnel de formation (CPF) pour suivre une formation à distance ou en présentiel. De la même manière, les demandes d’aides enregistrées pour les emplois francs (dispositif qui permet à un employeur de bénéficier d’une aide lorsqu’il embauche un habitant résidant dans un quartier prioritaire) ont diminué de moitié entre le 16 mars et le 26 avril, passant de 3 800 à 2 000. Nul doute que le marché du travail en France va connaître une reprise progressive !

Recrutez avec LIP
Retour en haut